Mauvaise gestion à l’hôpital de Mènontin: Le Directeur Médico-technique démissionne et appelle le ministre Hounkpatin au secours

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Les échos de la mauvaise gestion de l’hôpital de Mènontin continuent de se faire entendre. Dans ce courant, le Directeur Médico-technique de cet hôpital, Dr Rodrigue NASCIMENTO, Médecin-Anesthésiste-Réanimateur, a déposé sa lettre de démission le mardi 18 février 2020 pour qu’on ne le mêle pas à cette mauvaise gestion qu’il n’approuve d’ailleurs pas. Il était nommé à ce poste depuis trois (03) ans.

Hier, nous avions fait cas de la mauvaise gestion qui sévit dans l’hôpital de Mènontin. Toujours dans l’optique de remplir notre devoir civique en vous donnant l’information, nous avons continué nos investigations quitte à voir un peu plus clair dans ce dossier de mauvaise gouvernance dans lequel Patrice ZANTANGNI, directeur dudit centre hospitalier, est visiblement indexé. C’est ainsi, qu’il nous est rapporté, toujours par notre informateur, que le Directeur Médico-technique de cet hôpital, Dr Rodrigue NAS-CIMENTO, Médecin-Anesthésiste-Réanimateur (en fonction à ce poste depuis trois (03) ans), a déposé le tablier quant aux charges que lui confère ce poste. Celui-ci étant contre l’actuelle gestion est considéré comme l’ennemi numéro 1 à abattre à tout prix. “Je suis de plus en plus affecté par le stress lié au poste. J’ai donc le regret de vous informer qu’à partir de ce jour 18 février 2020, je ne suis plus en mesure d’assumer cette responsabilité”, a-t-il laissé transparaître dans sa lettre de démission en date du 18 février 2020. Selon cette lettre, serait-ce cette gestion unilatérale qui aurait affecté son état de santé.

Les travailleurs divisés

D’un autre côté, il faut noter que les travailleurs du centre hospitalier ne parlent plus le même langage. Ils sont divisés et ont des opinions divergentes sur la gestion de l’hôpital leur lieu de travail. A en croire certains agents rencontrés dans l’hôppital, ceux qui sont d’accord avec la gestion actuelle pour ne pas dire l’instance de direction, sont ceux-là qui bénéficient de la faveur et certains avantages auprès de l’équipe dirigeante. En effet, seuls ceux qui sont de son côté et l’encouragent dans ses malversations sont bien traités. Ces derniers constituent même ses espions au sein du groupe syndical dans lesquelles ils occupent, pour la plupart du temps, des postes de responsabilités. Ceux qui sont restés égal à eux-mêmes en refusant de rentrer dans les rangs comme le veux notre cher directeur, sont d’office considérés comme ennemis. C’est une dictature qui ne dit pas son nom.
“Les honoraires de certains médecins prestataires ne sont pas payés depuis un (01) an. D’où un manque de médecin généraliste pour le poste de médecin gynécologue à la maternité” a laissé croire un agent. La goutte d’eau qui a débordé le vase maintenant, c’est la décision qu’il a prise unilatéralement en décidant de la réduction de 25% du salaire du personnel à partir d’Avril 2020. ” Au début, il (le directeur, ndlr) avait même dit que c’était imminent cette réduction. Et celui qui ne veut pas n’aura pas d’autre choix que de partir”, nous rapporte-t-on. Personne n’a également le droit ou le courage dirais-je de parler ouvertement au risque d’être licencié.
Faut-il le rappeler ? Cet hôpital a été créé sur financement de la Banque Mondiale avec le management de Monseigneur de-SOUZA sous couvert l’Etat. Mais avant de bénéficier du fond pour sa création, le demandeur se serait vu obliger de créer un cercle (association en bonne et dure forme) pour garantir une bonne gestion du fond. C’est ce qui aurait abouti à la naissance de l’Association Médico-sociale de Mènontin (AMSM) que Msg de Souza a lui-même diriger jusqu’à sa mort avant que sa direction ne soit confié à ZANTANGNI Patrick. Il faut donc retenir qu’avant qu’il ne soit directeur de l’hôpital, il a été le 2ème président après Msg de Souza à diriger l’Association. Ce qui explique peut être son mode de gestion.

SOS au ministre de la Santé pour sauver l’hôpital

L’hôpital va sans doute s’écrouler si rien n’est fait par les autorités, notamment le ministre en charge de ce secteur, Benjamin HOUN-KPATIN. Les agents en appellent au gouvernement pour un audit de gestion. Même si d’autre crient à grand gosier que c’est un centre hospitalier privé, je pense quand même que ce secteur est sous l’Etat et son mot pour ramener l’ordre dans ce désordre n’est pas exclu.

Le Télégramme

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